Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pause musicale polissonne... bis

par Benissa

publié dans PAUSE MUSICALE

Image-35.png

 

Dans mes recherches pour traiter ce thème, je me suis aperçue que les chansons polissonnes dataient d'il y a... longtemps.

De nos jours on parle bien plus crûment de sexe, le petit scénario de mon précédent article le montre.

Je déplore que nos auteurs ne se donnent plus trop la peine d'utiliser jeux de mots expressions imagées et périphrases pleines d'humour et de délicatesse pour parler de ces choses là. Seuls certains le font avec de très belles chansons pas ringardes du tout.

Pierre Perret est un as en la matière. Je ne parle pas des chansons paillardes, qu'il a reprises avec bonheur, ni de celles dans le style du Zizi qui parlent des choses du sexe avec humour, mais de textes poétiques comme il sait aussi en faire.

Le summum pour moi c'est  "La porte de ta douche" que je n'ai pas trouvée en vidéo ni même sur Dezzer ni Grooveshark, dommage, elle est si douce à écouter.

 

 

Voici les paroles, elles datent de 1970:

 

 

La porte de ta douche est restée entrouverte,

Abusant de la situation

D'un oeil inquisiteur d'une prunelle experte

J'ai découvert plaines et monts.

Le temple du soleil et la vallée sacrée

Ont disparu sous le savon,

Et dans un éclair bleu niché dans la rosée

J'ai vu le mont Gerbier des Joncs.


La porte de ta douche est restée entrouverte

Et j'ai cru voir en un instant

Les jardins andalous que piétinaient alertes

Tous les chevaux d'Afghanistan.

Et ni les jardiniers ni les faiseurs de pluie

N'ont vu de chef-d'oeuvre aussi beau

Le dessus du panier de votre anatomie

Est une grappe de cadeaux

 

La porte de ta douche est restée entrouverte

Peut-on ne pas devenir fou

En découvrant parmi quelques lies désertes

Tous les chemins de Katmandou?

Et telle une algue souple au fond des mers nacrées

Tu ressemblais à Ophélie

Tes doigts s'ouvrant sur tes jeunes seins de poupée

Comme des roses épanouies.

 

La porte de ta douche est restée entrouverte

Le documentaire était beau

Ces flamants roses avec la culture des fraises

Ont mis la fièvre sous ma peau.

Une chanson dorée s'échappait de tes lèvres

Et ça parlait de paradis

Je buvais goulûment ces paroles un peu mièvres

Aux frissons d'amour garantis.

 

La porte de ta douche est restée entrouverte

Quand soudain gonflant mes poumons

J'ai crié au secours à moi au feu alerte

Dans mes bras tu n'as fait qu'un bond.

Tu m'as dit sauve-moi on va mourir peut-être

C'était un appel du destin

Que dans ta chambre bleue j'ai suivi à la lettre

Et jusqu'au lendemain matin...

 

La porte de ta douche est restée entrouverte

 

Voir aussi un merveilleux choix chez Esclarmonde

 

 

 

 


Commenter cet article
A


je ne connaissais pas cette chanson!


de nos jours on parle cru mais le romantisme existe toujours:Dieu merci!


impossible d'aller sur certains blogs!!!grrr


belle soirée sous la couette,pas chaud ici,plus pluie!!!


beezoo



Répondre
M


Il y a un côté "cul cul" aussi! (rire)



Répondre
B


Bah, du "cul cul" poétique, çà plaît toujours! c'est souvent mieux que du "cul" tout court.



D


hihihihi d'accord avec toi .... Moi, je craque pour FERRAT avec l'AMOUR EST CERISE et HERBERT LEONARD avec QUAND TU M'AIMES ou encore BASCULE AVEC MOI du trop beau  MARC LAVOINE !!!!
hihihihihihi


Rrrrrrooooooooooooooooooooooooooooooo !!! mdr bisoussssssssssss



Répondre
B


Ah, l'Amour est Cerise, comment n'y ai-je pas pensé. Je me souviens de l'un de tes billets où tu confessais déjà ton "petit penchant" pour le beau Marc...



S


effectivement, comme toi, j'ai fait quelques recherches et ai été surprise de l'ancienneté des chansons dites polissonnes... les temps changent...



Répondre
E


Cette chanson est merveilleuse de poésie... et je suis d'accord avec toi, pourquoi parle-t-on de nos jours avec vulgarité et agressivité de quelque chose qui nous apporte du bonheur ?
Imcompréhensible ! 


Bises et belle journée


Esclarmonde


 


ps : merci d'avoir mis mon article en lien !



Répondre